Le volte-face de la Commission sème le chaos et sape la confiance
Limites sur les flottes
Aujourd'hui, la Commission européenne a proposé de repousser à 2028 l'application des limites de flotte pour les constructeurs automobiles. Les constructeurs disposent ainsi de trois années en plus pour se conformer aux objectifs obligatoires de réduction des émissions de CO2.
Les limites de l'UE fixent les émissions moyennes maximales de CO2 autorisées pour les véhicules nouvellement immatriculés de chaque constructeur automobile. Les limites, introduites en 2019, devraient diminuer tous les cinq ans jusqu'à atteindre 0g de CO2/km en 2035.
Déclaration de Marie Toussaint, eurodéputée Verts/ALE et membre de la commission de l'environnement, du climat et de la sécurité alimentaire (ENVI):
"La Commission crée le chaos et l'incertitude avec ses retours en arrière permanents. Les limites de la flotte pour 2025 sont prévues depuis 2017, et pourtant elles sont repoussées à la dernière minute. Ces revirements incessants encouragent le vice et sanctionnent la vertu des entreprises qui ont déjà pris le grand virage écologique
"La Commission ne cesse de céder à la campagne menée par l’extrême-droite pour porter atteinte à la planète et à la santé au profit de la finance. Il est temps de fixer un cap et de doter l’Europe des outils susceptibles d’atteindre nos objectifs communs."
Déclaration de Majdouline Sbai, eurodéputée Verts/ALE et membre de la commission de l'environnement, du climat et de la sécurité alimentaire (ENVI):
"Les travailleurs et travailleuses sont les grands perdants de la dérégulation que la Commission met en place. Elle cède ainsi aux demandes de l’extrême-droite et de certains constructeurs automobiles qui ont préféré reverser leurs dividendes aux actionnaires que d’investir stratégiquement pour l’avenir de leur filière. De telles décisions ne font pas qu'affaiblir les règles, elles sapent la confiance dans l’UE et nuisent à sa crédibilité.
"Nous demandons de conditionner les aides publiques aux entreprises du secteur automobile à des conditionnalités sociales et environnementales strictes, notamment la participation des salarié.es dans les conseils d’administration. Il devra également être interdit de reverser cet argent aux actionnaires, car c’est d’argent public que l’on parle ici. Enfin, il est temps de passer à de petits modèles de voitures et de cesser la démesure et les voitures toujours plus chères. Le développement de l’écomobilité et l’accessibilité des transports en communs doit rester notre priorité.”